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Pour votre
Marché à la Ferme: Vente directe
à La Charolaise -
Les Cullayes VD (Suisse romande)

PRESENTATION
L'éleveur-producteur Waldy Beney vous propose son vaste choix de viande
charolaise rassise sur os ainsi que divers produits du terroir vaudois au cœur
de la Romandie et à la croisée de Vaud Fribourg La Riviera La Broye et le Jorat
- Label Natura-Beef et Label Swiss-Prim-Beef
Nous faisons boucherie avec les cochons de notre production
Nous vous offrons un grand choix de notre assortiment de cochonnaille
Une choucroute artisanale accompagnera vos plats
Vous propose un choix de fruits et légumes du terroir de saison ainsi que
divers autres produits de provenance de la région et de diverses exploitations
proches de chez nous. Jus de fruits, pain, crème double et… bois de chauffage
sont également disponibles.
Avant tout la « charolaise » vous offre une viande de qualité exceptionnelle
directe de l’éleveur-producteur Waldy Beney. Et par le fait de cette vente
directe, nous sommes à même de vous offrir des actions et des prix très
attractifs.
Notre exploitation est située aux Cullayes la dernière ferme à gauche
direction du zoo de Servion votre attention sera marquée par un tracteur rouge
et char devant la ferme.
Nos horaires sont
Le mercredi après-midi dés 14 heures
Le vendredi selon disponibilité et présence
Le samedi dès 0900 heures toute la journée.
Promotion de la semaine
Exemples de promotions :
Steak, bouilli, ragoût, viande hachée…
Nous vous préparons tous les emballages sous vide étiquetés à votre
convenance
La provenance de cette viande unique de notre élevage certifié vous satisfera
pleinement
Nos produits et liste de prix, bulletin de commande Commandes par téléphone
Viande de bœuf totalement naturelle
Découvrez la charolaise
Le Charolais
Les petits enfants ont grand peur des vaches. Elles
sont pour eux une sorte de dinosaure, en tout cas les plus gros animaux
familiers qu’ils peuvent observer, juchés sur les barrières. Au-delà, le vaste
pré s’étend comme une arène. Il faut grandir pour s’y aventurer, longtemps n’en
faire que le tour, longeant les haies et les clôtures. Et le rosé, la
coulemelle, de loin vous narguent au pied du troupeau ruminant.
Le jour où l’on cueille son premier champignon au
mufle d’une bête, s’apparente à la première conquête amoureuse, quand on a volé
son premier baiser. C’est la tête haute, le coeur débordant de nouvelles
certitudes, dans un monde soudain plus grand, qu’on regagne la barrière, la
refermant sans se presser, abandonnant au fléole et au vulpin, comme une
dépouille de l’enfance, la peur des vaches.
En Morvan, mon oncle avait des charolais. Le
taureau, énorme et placide pacha, trônait parmi ses maîtresses en robes
blanches. Quittant ce déjeuner sur l’herbe, il gagnait parfois le profond de la
pâture, indifférent, monumental. Et s’il n’avait balancé ses bourses en un
mouvement ostentatoire et pendulaire, on eût dit une statue de commandeur
descendue de son piédestal.
Si la vache est le symbole de la terre nourricière,
le taureau évoque la puissance sauvage, la furie. Ses mugissements, le lent
ébranlement de son énorme masse, le bruit de ses sabots, l’irrésistible élan de
ses charges, éveillent en nous le lointain écho de peurs archaïques, quand déjà
l’aurochs poursuivait le fauve et l’Australopithèque. Et il reste le Minotaure
de nos errances labyrinthiques, le monstre de nos cauchemars. C’est dire
l’immémoriale ascendance des vaches charolaises.
On ne sait rien de leur histoire ancienne, bien que
la légende les dise venues d’Orient, portées sur la mer aux temps des croisades
ou franchissant les Alpes derrière les Médicis. Peut-être est-ce tout simplement
une race autochtone. Une certitude cependant, les prairies du Charolais et du
Brionnais sont le doux berceau de la race.
Charles le Téméraire fut comte de Charolais, puis le
dernier des grands ducs. On le compara à un taureau furieux tant il était
colérique. Il dut, chevauchant par ces bocages, croiser les bêtes blanches,
avant que sa dernière charge ne l’emportât sous les murs de Nancy. Durant
l’Ancien Régime, les bailliages du Charolais et du Brionnais, comptaient plus de
bétail qu’aucune autre partie de la Bourgogne, et d’une espèce bien supérieure.
Un sol favorable, une herbe abondante, et le droit de clore les pâtures de haies
et de fossés, ce qui n’avait pas cours dans le reste de la province,
permettaient aux paysans d’engraisser des boeufs pour la boucherie.
On connaît l’histoire de Claude Brosse, vigneron,
chargeant ses fûts, piquant ses boeufs et s’en allant trouver Louis XIV à
Versailles pour lui faire grumer son vin. Il lançait lé mâcon à l’exportation.
En 1747, un fermier du Brionnais, Emiland Mathieu eut la même inspiration. Il ne
s’en fut pas à la cour, mais au marché de Poissy, alors qu’il était habituel de
marcher sur Lyon, beaucoup plus proche. Le voyage dura dix-sept j ours. Paris,
qui ne jurait que par la vache anglaise, trouva cette viande à son goût.
D’autres villes, grandissant au siècle suivant sous les panaches des cheminées
d’usines, connurent un féroce appétit. Les carcasses de charolais pendirent à
leurs crochets. D’autres campagnes peuplèrent leurs verdures de bêtes blanches.
Le Nivernais, qui les vit passer sur la route de la capitale, les fit entrer
dans ses prés. Le fils d’Emiland Mathieu établit à Anlezy une ferme modèle,
créant des prairies artificielles, engraissant son bétail avec des plantes
fourragères. D’autres éleveurs s’installèrent dans le Cher, le Bourbonnais,
l’Allier, et la race gagna jusqu’à la Vendée.
Depuis toujours les vaches ouvraient les sillons des
labours et servaient aux charroies. Elles étaient outils de travail, et le gras
de leur viande fondait dans les champs, sur les routes, avant de connaître la
marmite. Le chemin de fer se rit soudain de ces lents équipages et le cheval
remplaça, entre les deux guerres, la vache à la charrue. Délivrée du joug, elle
allait se donner toute entière à sa vocation bouchère.
Ces travaux séculaires avaient forgé la race
charolaise. Au XIXe, la galvache fut, avec le flottage et les nourrices, une des
activités emblématiques morvandelles. Descendant du vieux massif, les boeufs au
poil roux, rustauds et opiniâtres, rencontrèrent les grands boeufs de la plaine.
La race antique aux longues cornes, et rougeaude, rap pelant les aurochs des
fresques rupestres, se croisa avec la charolaise. Issus de ses amours, naquirent
les barrés du Morvan. Enfin le flot du troupeau blanc envahit la montagne,
conquit ses étables et ses attelages, connut du galvacher la complainte et
l’aiguillon.
En 1864, la Société d’Agriculture de la Nièvre
créait le herd-book de la « race bovine charolaise, améliorée dans la Nièvre,
connue sous le nom de race nivernaise ». On y inscrit les bêtes dans le but de
préserver l’espèce et de l’améliorer par la sélection des sujets. A Charolles,
le Conseil Général fit ouvrir le herd-book de «la race bovine charollaise pure»
en 1887.
Enfin, on fondit les deux livres généalogiques en
1920, s’entendant définitivement sur les caractéristiques de la race charolaise
avec un seul «l».
L’article 13 stipule que la robe doit être blanche
ou crème, sans taches, les muqueuses blanc rosé, la tête courte, à front large,
les cornes rondes et blanches, les yeux grands et saillants. Le dos est
horizontal et musclé, le rein, les hanches et la croupe très larges, la culotte
rebondie, la ligne du dessous parallèle à celle du dos, les membres courts, la
queue effilée, terminée par une touffe de crins fins.
Les années ont vu grossir cette montagne de muscles.
Il fallait, pour la boucherie, des animaux de plus en plus lourds. Ce fut la
première amélioration de la race. On se préoccupa ensuite des critères de
rentabilité, c’est-à-dire produire plus de viande à un moindre coût. Les
solutions aux questions de qualité et de rentabilité passent aujourd’hui par
l’amélioration génétique. La monte naturelle, l’insémination artificielle, voire
la transplantation embryonnaire, participent à la pérennité des qualités de
l’espèce.
Les comices agricoles, puis les concours, où la
République aime toujours à flatter le cul des vaches, ont joué un rôle
important. Les jurys mesuraient l’espèce. La charolaise s’y frotta aux races
anglaises, qui tenaient le haut du pavé. Mais nos bovins raflèrent bientôt le
haut des palmarès, couvrant de plaques multicolores les murs chaulés de leurs
étables.
La chronique rapporte qu’en l’an mil la terre se
couvrit d’un blanc manteau d’églises. Chacun sait que le boeuf est, comme le
moine, méditatif. On prendra donc. la liberté de dire qu’un millénaire plus
tard, en des temps certes plus profanes, elle se couvrait d’un blanc manteau de
charolais. Les qualités d’adaptation, la robustesse de la race, firent émigrer
les bêtes dans le monde entier, pays chauds, pays froids. Elles prirent l’avion,
le train, le bateau, s’en furent poser leurs sabots sous tous les climats, n’en
craignant ni rigueurs, ni ardeurs, broutant les plus chiches herbages, goûtant
tous les fourrages. On les surnomme « les vaches accordéon ». Leurs grosses
panses engrangent en abondance, puis quand viennent des jours difficiles, les
bêtes placides brûlent les réserves, se contentant de presque rien. Et de la
pampa argentine aux neiges canadiennes, elles vont, arpentant les vastes
étendues, ruminant, bousant et mettant bas. Au Brésil, on a marié les génisses
aux zébus. Ce ne sont pas des vaches chauvines.
La charolaise est la meilleure race bouchère au
monde. On voit dans les livres de cuisine, sur sa silhouette massive, courir des
lignes pointillées qui lui donnent un air cadastral. Elles la découpent en une
vingtaine de parcelles, portant chacune une appellation plus ou moins renommée.
C’est une carte bourguignonne, comme celles qui glorifient, aux murs des
caveaux, les noms orgueilleux de ses vins. Un certain professeur clamait
d’ailleurs en 1915, à l’Académie de Médecine, qu’une bouteille de vin était
presque l’équivalent de cinq cents grammes de boeuf non désossé. Le bifteck,
écrivait encore Roland Barthes, participe à la même mythologie sanguine que le
vin. C’est sans aucun doute une viande rouge.
Le boeuf charolais porte sur son dos, comme sur un
prestigieux coteau, ses meilleurs morceaux. L’amateur se bat pour ces
délicieuses grillades, filet, entrecôte, faux-filet et rumsteck. Ce sont les
grands crus. Le reste se débite en rôtis qui jouent les premiers crus, en
viandes à braiser, en viandes à ragoût et en pot-au-feu, en quelque sorte du
très bon à l’ordinaire, de la bouteille au cubitainer. Le charolais est
généreux, qui donne trente pour cent de ses muscles pour faire des grillades. Il
n’y a pas meilleure façon d’en apprécier la viande, tout juste accompagnée d’une
noisette de beurre et de persil haché. Son excellence tient à des qualités que
sait admirablement perpétuer la race.
Sa viande n’est pas grasse, mais persillée de fine
graisse, digeste, elle est fondante, craquante, montrant sa fermeté et sa
tendresse. Ses muscles virils donnent une chair qui a des grâces féminines. Elle
est belle à croquer. De noble tenue, elle se prête à la haute gastronomie, comme
à la plus simple cuisine. Goûteuse, elle appelle en bouche l’ondoiement des
grands vins.
Je me souviens, qu’au temps des culottes courtes,
quand les grandes surfaces n’avaient pas traversé l’Atlantique, les parents
envoyaient souvent leurs petiots en course. C’était une responsabilité que
solennisait le gros porte-monnaie, à fermoir doré, pesant contre la cuisse et
déformant la poche. Bien que le perdre eût été terrible, j’avais, allant aux
biftecks, une autre inquiétude. Si, chez l’épicier, les parfums mêlés de toutes
les denrées accumulées et mûrissantes me poussaient à fermer les yeux sur de
lointains voyages, la fade odeur de la bou cherie, la scie, le couperet, la lame
des couteaux taillant la chair si belle, si rouge, qu’on l’eut dit encore
vivante, les coups sur le billot, me les faisaient écarquiller. Et quand, son
grand tablier blanc taché de sang, le boucher, colosse aux pattes poilues, à la
voix de stentor, entrait dans la chambre froide, mon coeur battait plus fort,
car je pensais à Barbe-Bleue.
Elles sont loin ces peurs de l’enfance, des vaches
et des bouchers. Tant de plats fumants sont passés, tant d’heures à mettre les
pieds sous les tables. L’humanité est une engeance gourmande. C’est ainsi. Qui,
apercevant un coq dans une cour de ferme, ne songerait à le mettre à la
casserole ? Et qui, croisant un charolais au pré, ne se verrait la serviette au
cou, serrant ses couverts, la narine frémissante sur une côte de boeuf ?
Au faîte du fumier, monument érigé à la gloire
bovine, l’oiseau solaire salue tous les matins du monde. Les charolais mouillent
leur mufle à la rosée. Les bêtes méditatives ruminent de vertes pensées. La nuit
peuple le bocage de leurs robes fantomatiques. Qu’il est doux, le beuglement
grave et velouté ! C’est la vache qu’étonne la lune encornée.
Mary-Gérard Vaude / Ed. Castor&Pollux
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vendredi, samedi
Famille Waldy et Sandrine Beney
Marché à la Ferme, La Poya 13
1610 Oron-la-Ville VD
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